. Mon prénom n'a, pour vous, aucune importance. J'ai d'ailleurs toujours eu du mal à m'y faire, je n'ai jamais aimé l'écrire, le prononcer ou l'entendre, mis à part de la bouche de certaines personnes pour qui j'ai une grande affection. Mais j'admets apprécier le fait de pouvoir le prononcer dans toutes les langues que j'apprends. Je remercie tout de même d'avoir échappé au qualificatif que désiré l'homme de maison à mon égard tout en regrettant de n'avoir dans ce sens rien reçus de mon héritage asiatique. J'imagine devoir remercier le troisième. Je vis dans une petite ville au milieu des montagnes, dans un pays démocratique et libre, mais à qui on trouve toujours des failles. Tout n'est pas toujours parfait dans le meilleur des mondes. Cette ville n'est donc pas bien imposante sauf peut être en un certain weekend de septembre où la ville retrouve ses couleurs d'antan et retombe en un siècle où vivait chevaliers, sorcières et nobles dames. Cette année, je n'ai pas pus y assister et enfin de compte, c'est mieux ainsi. A ce jour, j'y suis depuis peu, environ trois ans, et je ne parviens toujours pas à m'y habituer. Les gens y sont pour le moins étranges, sans doute très français. La langueur qui y règne est un vrai danger pour notre génération et celles qui vont venir. Enfin c'est un réel danger pour moi. Je me frotte à tout mais rien ne me convient vraiment. Les jeunes ne sont pas vraiment pris au sérieux, que ce soit socialement ou religieusement.
La liberté c'est toute l'existence.
Je prend inspiration dans la musique, que je pratique depuis près de dix années derrière ma batterie, et que je déguste chaque jour un peu plus allongée sur mon lit, écouteurs en amis. Je m'essaie à tout les genres, mais beaucoup ne me réussissent pas vraiment, ou du moins, c'est moi qui ne leur réussis pas. Il m'arrive de rêver encore à posséder de ces instruments qui font tressaillir. Une batterie de marin ou un violoncelle ancien. Mais de ce point de vue, tout est contre moi. Ne maîtrisant pas les notes j'ai abandonné mes études de violoncelle. En ce qui concerne la batterie jaune narcissique, et bien je vis en appartement ... Autre chose ? Oui. Je n'en ai pas l'argent. Je suis adepte de la musique orientale et des groupes anglophones. Le français m'apporte aussi beaucoup de poésie et de liberté. "Dans ma vie chantent deux oiseaux..."
Une frustration encourue au cours de longues
Années engendre la révolte, la soif de liberté.
Je suis peut être là pour agir en tant que messagère de l'histoire passée, mais j'y vois la beaucoup de prétention. Etant passionnée par le Japon et sa féodalité, il m'arrive de m'imaginer étudier ces matières. Mais l'envie de pratiquer la langue et mon besoin de vivre auprès des gens me ramènent vite de mes livres. Je me vois tout de meme me frotter au Colorado College pour assouvir ma passion. Et la je suis particulierement prétencieuse. J'aurais voulus vivre durant l'ère Edo ou encore dans un XVIII quelque peu mystique. Mais je suis là, à l'aube du XXI siècle et je ne cesse de prolonger les temps éteints dans mon ardent esprit.
L'ambition ardente exile les plaisirs
De la jeunesse pour gouverner seule.
Je continue mon entrée dans le monde en passant en Terminal Littéraire, spécialité Culture artistique et arts pratiques, option Théâtre. Je ne puis m'empêcher d'y penser, tout cela est vraiment plus fort que moi. Que vas t-il advenir de ma personne une fois le lycée terminé ? Ciel, je voudrais avoir dix-sept ans toute ma vie. Je perd mes repaires, je n'entrevois plus d'avenir. Tout me ronge. Tout s'acharne à exercer son attraction sur moi. Laissez moi rêver. Laissez moi vivre.
On rêve d'un idéal, on le prie, on l'appelle, on le guette,
Et puis le jour où il se dessine, on découvre la peur de
Le vivre, celle de ne pas être à la hauteur de ses propres
Rêves, celle encore de les marier à une réalité dont
On devient responsable.
©Naoto Hanami